Cinéma et civilisation anglo-saxonne

Le cinéma est un excellent moyen de se cultiver, tout en perfectionnant son niveau de langue. À condition de regarder les films en version originale bien évidemment.

Le cinéma américain

Un des thèmes fétiches du cinéma américain est celui des minorités. Après des décennies de westerns partisans dans lesquels le mauvais rôle était systématiquement tenu par l'Indien, Hollywood inverse la tendance en dressant le portrait d'Indiens pacifistes dans Dances with Wolves de et avec Kevin Costner (1990).

Ce n'est qu'en 1967 que le cinéma américain aborde le problème du racisme avec Guess who's coming to dinner de Stanley Kramer et In the heat of the night de Norman Jewison. Plus récemment, la lutte des Noirs pour leurs droits civiques a été superbement traitée dans Mississipi Burning d'Alan Parker en 1988 ou encore Malcolm X de Spike Lee (1992).

La mafia a également suscité l'engouement de réalisateurs américains. Les deux maîtres du genre sont Francis Ford Coppola (The Godfather I, II, III) et Martin Scorsese (Goodfellas, 1990).

Plus généralement, on pourra retrouver dans le cinéma outre-atlantique l'intégralité de l'histoire des États-Unis, depuis la découverte de son territoire (1492, de Riddley Scott en 1992), en passant par la guerre d'Indépendance (Revolution de Howard Hudson en 1986), la Guerre de Sécession (Gone with the wind de Victor Fleming en 1939), la Première Guerre mondiale (Johnny got his gun de D. Trumbo, 1971), la prohibition (Scarface d'Howard Hawks en 1932), et la Seconde Guerre mondiale (Saving private Ryan, Steven Spielberg, 1998). Enfin, la Guerre du Vietnam a été sauvagement remise en cause dans Platoon d'Oliver Stone (1986) et Full metal jacket de Stanley Kubrick (1987).

Le cinéma britannique

On pourra se plonger dans l'Angleterre médiévale avec Henry IV de Kenneth Branagh (1985) et Richard III de Richard Loncraine. L'histoire de l'Écosse nous est contée à travers quelques films dont Braveheart de Mel Gibson (1995).

Au-delà du volet historique, le cinéma britannique est surtout un cinéma de société. Les problèmes sociaux et économiques, à commencer par la jeunesse et son mal de vivre, ont inspiré John Boorman pour Hope and glory, mais également les films de Ken Loach (Family life, 1971). Plus récemment, des comédies mélant cynisme et satire ont constitué de véritables chefs d'oeuvres : Raining stones de Ken Loach (1993), Trainspotting de Danny Boyle (1995), et The Full Monty de Peter Cattaneo (1997).

Le cinéma irlandais

Le terrorisme est la source d'inspiration première de Neil Jordan (The Crying game, 1993) et Jin Sheridan (The Field, 1990   In the name of the father, 1994). La capitale Dublin et sa vie intérieure est le cadre de The Commitments d'Alan Parker (1991) et The Snapper de Stephen Frears (1993).

Autres suggestions

Le cinéma néozélandais a produit un chef d'œuvre sur le drame des Maoris : Once were warriors de Lee Tanahori (1993). Les réalisateurs sud-africains ont contribué à sensibiliser le monde entier au problème de l'apartheid (Cry freedom de Richard Attenborough, 1987). Le réalisateur australien Peter Weir a conçu une superbe fresque sur les aborigènes en 1977 : The last wave.

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