Connaître les institutions des États de l'Union européenne

Chacun des 27 États de l'Union européenne possède ses propres institutions. Quels sont ces différents systèmes, et comment fonctionnent-ils ?

L'Union européenne

La création de l'Union européenne est née de la volonté d'hommes politiques, tels que Jean Monnet, Robert Schuman et Konrad Adenauer, de préserver la paix en Europe et d'en assurer la prospérité économique à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

En 1951, six pays s'unissent pour former ce qu'ils décident alors de nommer la Communauté européenne : l'Allemagne Fédérale, la France, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Ils sont rejoints ensuite par le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark (1973), la Grèce (1981), l'Espagne et le Portugal (1986), puis l'Autriche, la Finlande et la Suède (1995). L'institution prend le nom d'Union européenne après la signature du traité de Maastricht, en 1992.

Le 1er mai 2004, l'UE accueillait 10 nouveaux États membres : l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, Chypre et Malte.

En 2007, ce fut au tour de la Bulgarie et de la Roumanie de rejoindre les pays membres de l'Union européenne. La Croatie, la Macédoine et la Turquie sont toujours candidates.

Les pays désireux d'adhérer à l'UE doivent répondre à un ensemble de critères stricts, d'ordres politique et économique. Chaque candidature suscite des questionnements et des débats qui divisent la scène politique européenne.

Certains personnages politiques mettent en doute, notamment, l'appartenance de la Turquie à l'Europe d'un point de vue géographique et historique, et s'opposent donc à son intégration à l'UE. Certains considèrent également que l'accueil au sein de l'Union de pays à l'économie fragile tels que la Croatie présente le risque de mettre en péril l'équilibre économique européen.

Chaque processus d'adhésion est donc long et complexe.

Un exemple d'institution : Le système fédéral allemand

Lorsque l'Allemagne fut réunifiée en 1990, l'ensemble du territoire fut assujetti aux institutions de ce qui devint alors l'ex-Allemagne de l'Ouest (RFA). Il s'agit d'institutions fédérales, au sein desquelles coexistent donc deux niveaux de pouvoir, l'un correspondant à l'État, et l'autre au pouvoir local pour chaque Land – l'ensemble des 17 Länder formant l'État allemand.

Les représentants du pouvoir fédéral sont le président fédéral, dont le rôle est honorifique, le chancelier, qui est le chef du gouvernement, les députés de la Chambre (Bundestag), les membres du Conseil fédéral (Bundesrat) et du Tribunal constitutionnel fédéral.

Chaque Land possède sa propre assemblée (Landestag), et jouit d'une relative autonomie dans les domaines de l'éducation, de la culture, de la protection de l'environnement et de la police.

Les monarchies constitutionnelles

La Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Grande-Bretagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède sont des monarchies constitutionnelles, c’est-à-dire que le pouvoir des souverains y est limité par la Constitution. Leurs rôles sont essentiellement honorifiques et représentatifs. Par exemple, en Angleterre, si c'est bien la reine qui désigne le Premier ministre, elle est néanmoins tenue de choisir le chef du parti arrivé en tête lors des élections législatives...

La singularité de la France

Contrairement à la quasi-totalité de ses voisins européens, la France a un président de la République élu au suffrage universel direct.

Ce dernier a le pouvoir de nommer et de révoquer les ministres et a autorité sur eux, s'il dispose d'une majorité parlementaire conforme à ses vues. Dans le cas contraire, une grande partie de ses prérogatives sont cédées à son chef de gouvernement. On parle alors de cohabitation.

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