Latin : programme de Tles L, ES et S

BO n° 32 du 13 septembre 2007

L’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité au lycée répond à deux objectifs :

  • contribuer, en liaison avec l’enseignement du français et des sciences humaines, à la formation de l’individu et du citoyen par l’accès, pour le plus grand nombre d’élèves, à l’héritage linguistique et culturel gréco-romain ;
  • favoriser la formation de spécialistes des disciplines littéraires et de sciences humaines.

Ce programme est identique pour l’enseignement obligatoire comme pour l’option.

Objectifs

Amener l’élève à :

  • se situer dans l’histoire et comprendre les événements et idées d’aujourd’hui ;
  • mieux comprendre et mieux maîtriser, en l’enrichissant, sa langue maternelle par l’étymologie et par la traduction, comme par la comparaison avec les autres langues, romanes en particulier ;
  • mieux maîtriser les formes de discours ;
  • former sa capacité à argumenter et à délibérer par l’approche des modes de pensée antiques politiques, religieux et philosophiques ;
  • développer sa capacité d’imaginer par la connaissance des mythes, des représentations de l’Antiquité et les différentes formes de l’art antique.

La connaissance de la langue

Dans l’optique du baccalauréat, l’élève doit maîtriser les objectifs définis en seconde et première, qui sont approfondis lors des études de textes en terminale. On attend de l’élève de terminale qu’il enrichisse considérablement son lexique : celui-ci doit être constitué de 1 600 à 1 800 mots environ en fin de terminale.

Les activités écrites et orales

Les pratiques de lecture incluent des exercices variés, oraux et écrits, dont la mémorisation de textes. Les ressources de l’audiovisuel et de l’informatique sont mises à profit chaque fois que possible.

Le groupement de textes

Il s’agit d’extraits d’œuvres réunis autour d’une problématique ou d’un thème. Selon la difficulté des textes retenus, ces extraits sont plus (au moins une page d’une édition universitaire), ou moins longs (d’une dizaine de lignes ou de vers).

La lecture suivie d’une œuvre

Les élèves lisent soit une dizaine de pages formant un ensemble (une scène de théâtre, une séquence complète, une partie cohérente dans un discours), soit une suite d’extraits appartenant à la même œuvre.

Le commentaire

La compréhension du contexte de leur création et des valeurs portées par les textes grecs est un des objectifs du commentaire. L’autre objectif, tout aussi important, est de permettre aux élèves de saisir la portée intellectuelle et esthétique de ces textes pour nourrir leur réflexion d’aujourd’hui.

Les textes au programme

Le professeur organise son projet pédagogique annuel autour des entrées suivantes :

Interrogations philosophiques

Choix de vie et construction de soi

Par exemple :Cicéron, Des Termes ultimes des biens et des maux (V), Tusculanes (V, 1-25 ; 72) ; Ovide, Métamorphoses (XV, 60-478) ; Lucrèce, De la nature des choses (III, 931-1094) ; Sénèque, La Tranquillité de l’âme (11-17), La Brièveté de la vie, La Vie heureuse (1-5, 20-24), Lettres à Lucilius (VIII, 74) ; Augustin, Confessions (VIII, 8-12), La Vie heureuse (1,1-4).

Épicurisme et stoïcisme

Par exemple : Lucrèce, De la nature des choses (I, 50-101 ; II, 1-141 ; 216-290) ; Sénèque, Des Bienfaits (III, 3), Lettres à Lucilius (VI, 56 ; IX, 76 ; XIX-XX, 110, 120).

Interrogations scientifiques

Sciences de la vie

Par exemple :Lucrèce, De la nature des choses (IV, 823-1054) ; Celse, La Médecine (préface, I, 1,1-3.14 ; II, 2, 2-7) ; Cassius Félix, La Médecine (I, 1) ; Pline l’Ancien, Histoire Naturelle (zoologie : 8-11, botanique : 12-15) ; Pline le Jeune, Lettres (VI, 16 et 20).

Astronomie

Par exemple :  Lucrèce, De la nature des choses (V, 509-770 et VI, 1-534) ; Cicéron, Aratea ; Virgile, Géorgiques (1) ;Hygin, L’Astronomie (préface, I, 1-5 ; II.1-4) ; Sénèque, Questions naturelles (II, 31-36 et VII, 1-3).

Interrogations politiques

Idéaux et réalités politiques

Par exemple :

  • Cicéron, La République, VI (Le Songe de Scipion).
  • Un groupement de textes sur les Gracques, notamment Salluste, Guerre de Jugurtha (XLI-XLII) ; Pseudo-Salluste, Lettre à César (VIII) ; Cicéron, Pour C, Rabirius Postumus (12-15), Pour Sestius (101-105), Rhétorique à Hérennius ; Augustin, Cité de Dieu (IV, 3-4) ; Thomas More,Utopie.

La notion de décadence : le mythe de l’âge d’or et l’idéalisation du passé

Par exemple : Ovide, Métamorphoses (I, 89-162) ; Salluste, Conjuration de Catilina (8-13) ; Sénèque, Lettres à Lucilius (18, 27, 47, 86, 95, 97, 104, 114, 122) ;Tacite, Annales (III, 17-18 ; III, 55 ; XI, 24 ; XIV, 14-15 ; XIV, 20-21 ; XV, 41-44), Histoires (I, 2-3 ; I, 16 ; I, 85-86 ; II, 20) ; Suétone, Tibère (58-59), Néron (11-12), Vitellius (11-13), Domitien (4) ; Virgile, Géorgiques (I), Énéide (IV).

Mutations culturelles et religieuses

Par exemple :Virgile, Bucoliques (IV) ; Pline, Histoire naturelle (II, 5) ; Ammien Marcellin, Histoires (XXII, 5, 10, 12, 14 ; XXV, 2) ; Augustin, De la doctrine chrétienne (II, 24-63), Cité de Dieu (IV, 30) ; Jérôme, Lettres (II, 39, 43, 52 : paragraphes 3 et 8-9 ; III, 60, 66).

Lecture de l’œuvre au programme

Cette œuvre change tous les deux ans. Elle relève du genre théâtral ou poétique.

C’est sur l’œuvre mise au programme que porte exclusivement l’épreuve écrite obligatoire et de spécialité, en série littéraire. Pendant l’année, cette œuvre est lue dans son intégralité, dans le texte traduit, et étudiée dans son ensemble ; des extraits, choisis pour leur importance ou leur représentativité, font l’objet de traductions et d’analyses précises.

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