Savoir observer le ciel

À l'œil nu ou, mieux encore, à l'aide d'une lunette astronomique, la contemplation du ciel est un spectacle fascinant. Voici quelques notions préalables pour vous permettre d'en profiter au maximum.

Choisir son matériel

Une lunette astronomique de bonne qualité coûte cher. Les petits budgets se contenteront dans un premier temps d'une paire de jumelles ou d'une petite lunette de 60 à 75 mm de diamètre.

Quelle que soit la qualité du matériel, son choix doit respecter les deux critères suivants :

- une optique de bonne qualité,

- un support stable.

Trouver un site

Il est recommandé de s'installer dans un endroit le moins éclairé possible, afin d'éviter toute lumière parasite. Un champ, par exemple, constitue un site idéal. L'horizon doit être visible à l'est, au sud et à l'ouest. Enfin, il est indispensable que le ciel soit parfaitement dégagé.

Observer le Soleil

L'observation du Soleil à l'oeil nu ou avec une lunette astronomique nécessite des précautions. Il faut disposer devant son œil un écran très fortement teinté, ou encore un filtre gris ou rouge placé sur l'oculaire de la lunette.

L'observateur est tout de suite frappé par le centre très lumineux de l'astre. Cela est dû à l'épaisse atmosphère qui l'entoure.

Il peut également deviner les éruptions continues du Soleil, qui apparaissent sous la forme de petites taches lumineuses. En utilisant une lunette suffisamment puissante, il est aussi possible d'apercevoir des nuages floconneux : ce sont des « taches solaires » qui apparaissent à des latitudes de 5° à 40° nord ou sud.

Observer les planètes

Lorsque le ciel est dégagé, cinq planètes sont visibles à l'œil nu.

La blancheur de Vénus, la fameuse étoile du berger, attire l'œil, à l'aurore et au crépuscule. Les apprentis astronomes seront attentifs le 6 juin 2012, car Vénus passera devant le soleil, et illuminera seule l'atmosphère.

Jupiter est moins brillante. On peut distinguer ses célèbres disques avec une lunette de 60 mm d'ouverture.

Mars présente une teinte orangée et une brillance plus variable. Avec un téléscope de 80 mm et un grossissement de 200 fois, on perçoit un triangle sombre dans la région équatoriale de l'astre, de même que la plaine Syrte et la mer Acidalidiennne située vers le pôle Nord.

Saturne se distingue par une brillance plus stable. Pour l'observer, il faut posséder une lunette d'au moins 150 mm.

Mercure est la plus difficile à distinguer : elle ne peut être aperçue qu'au crépuscule, et seulement lors de ses plus grandes élongations.

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